19ª ETAPA: REFUGIO DE COLOMERS - REFUGIO DE CONANGLES.
Tiempo: 8 h.30'
Kilómetros: 21
Dificultad: media, mucha niebla y algo de nieve
Subida al puerto de la Ribereta
La tarde en el refugio de Colomers pasa lenta, sigue lloviendo, tronando, y la niebla cubre el paisaje, la única cosa que se puede hacer es alimentarse y descansar. Durante la noche sigue la tormenta, hecho un ovillo dentro del saco de dormir intento conciliar el sueño sin pensar en el día siguiente.
A las seis de la mañana suena el despertador, va a ser un largo día y prefiero afrontarlo cuanto antes. Fuera la niebla sigue cubriéndolo todo y una ligera lluvia cae persistente.
Camino, el repiqueteo constante del agua sobre mi cabeza no me deja pensar en otra cosa que no sea llegar al refugio, acabo de comenzar y no pienso en ver el paisaje, no puedo, así que sólo queda avanzar y esperar que el sol tenga suficiente fuerza como para levantar las nubes. Paso el puerto de la Ribereta, el descenso hay que hacerlo con cuidado ya que el terreno está muy resbaladizo. La lluvia sigue martillando sobre mi cabeza, intento cantar una canción aprovechando el ritmo para distraerme, demasiado monótono para cualquier tonadilla, al menos marco el paso con el sonido de los bastones sobre el suelo, hay que pensar en cualquier cosa que no sea que me estoy calando hasta los huesos. Al poco de cruzar el puente de Loserón la pista toma un desvío y se empina hacia el refugio de la Restanca. Un flamante todoterreno se para a mi lado y sus ocupantes, amables, me ofrecen subirme hasta donde se acaba la pista. Miro los confortables asientos traseros, miro al cielo...doy un suspiro...”no muchísimas gracias, creo que voy a continuar a pie”. Ese trozo, hasta que termina la pista se me hace interminable pensando que lo podría haber salvado cómodamente sentado.
En la senda que lleva hasta el refugio alcanzo a la pareja, comenzamos a charlar y el clima es el protagonista de la conversación:
- “Vaya días está haciendo” - “Al menos no hay tormenta como ayer...” - “La pasarías mal, ¿no?” Yo conozco a un par de chicos a los que les alcanzó un rayo, uno de ellos jamás ha vuelto al monte”.
Si no hubiera sido por el día gris le hubiera preguntado si eran ingleses, pero el sentido del humor se ha diluido con el agua. Me despido y continúo para arriba con ganas de llegar al refugio y hacer una parada para comer.
Lago de Rius
Con las energías repuestas afronto la segunda mitad del día. Poco a poco la senda sube hasta el lago de Rius, la niebla se vuelve a hacer espesa, el lago está helado y me viene a la cabeza la última vez que me bañé en estas aguas. En el puerto pierdo por un momento las marcas, la niebla y la nieve no me ayudan, consulto el mapa rápidamente antes de que desaparezca bajo el agua y me vuelvo a recordar que tengo que comprar algo para poder consultar los mapas en estas condiciones.
Una vez en el puerto se divisan las obras del túnel de Viella, bajo con cuidado de no resbalarme, el descenso se hace largo, pero a la llegada al refugio de Conangles me está esperando un plato de sopa caliente.
19ème ETAPE REFUGE DE COLOMERS-REFUGE DE CONANGLES
L´après-midi dans le refuge de Colomers passe lentement, il continue à pleuvoir et à gronder, et le brouillard recouvre le paysage. La seule chose que je peux faire c´est me nourir et me reposer. Pendant la nuit, l´orage continue… pelotonné dans mon sac de couchage, j´essaye de dormir et de ne pas penser à la journée qui m´attend demain.
Bosque al final del día
Le réveil sonne à six heures du matin, la journée va être longue et je préfère l´affronter au plus tôt. Dehors, le brouillard continue de tout recouvrir et il continue à bruiner avec insistance.
Je marche. Les gouttes d´eau qui, constamment, tombent sur ma tête me rappellent sans cesse mon envie d´arriver au refuge. Je viens de commencer et n´arrive pas à profiter du paysage, j´en suis incapable. Il ne me reste donc qu´à avancer et espérer que le soleil ait la force suffisante pour soulever les nuages. Je passe le col de la Ribereta, il faut descendre avec précaution car le terrain est très glissant. La pluie continue à marteler ma tête, j´essaye de chanter une chanson, profitant du rythme de la pluie pour me distraire… mais celui-ci est trop monotone pour n´importe quelle chanson. Au moins, je marque le pas avec le bruit de mes bâtons sur le sol. Il faut que j´arrive à me concentrer sur n´importe quoi, pour oublier que le froid me transperce jusqu´aux os. Peu après avoir traversé le pont de Loserón, le sentier se scinde en deux et grimpe jusqu´au refuge de la Restanca. Un 4X4 imposant fait halte à côté de moi et ses occupants, aimables, me proposent de m´amener jusqu´à l´endroit où la piste s´arrête. Je regarde les sièges arrière si confortables, puis regarde le ciel… et répond dans un soupir… “Non, merci beaucoup. Je crois que je vais continuer à pied”. Cette partie du chemin, jusqu`a ce que la piste s´achève, me paraît interminable, surtout quand je pense que j´aurais pu l´éviter confortablement installé dans une voiture. J´atteins les deux personnes de la voiture sur le sentier qui mène jusqu´au refuge. Nous commençons à bavarder et le temps est au centre de la conversation:
- “Sacré journée pour marcher!”.
- “Au moins il ne fait pas orage comme hier...”
- “Vous avez du en baver, non?” Moi je connais deux types qui se sont fait foudroyer, l´un deux n´est jamais retourné en montagne”.
Si j´avais été d´humeur plus joyeuse, je lui aurais demandé s´ils étaient Anglais… mais mon sens de l´humour s´est dillué avec l´eau. Je leur dis au revoir et continue vers le haut, motivé par l´envie d´arriver au refuge et de m´arrêter pour manger.
Fort d´une énergie renouvelée, je me prépare à affronter la deuxième moitié de la journée. Peu à peu, le sentier monte jusqu´au lac de Rius, le brouillard redevient épais, le lac est gelé et je me remémore la dernière fois que je me suis baigné ici. Sur le col, je perds les marques du GR pendant un moment, le brouillard et la neige ne m´aident pas vraiment, je consulte rapidement ma carte avant qu´elle ne disparaisse sous l´eau et cela me refait penser qu´il faut que j´achète un porte-carte pour pouvoir consulter mes cartes même quand il pleut Arrivé au col, on aperçoit le tunnel de Vielha en travaux. Je descends avec précaution pour ne pas glisser. La descente est longue mais je sais qu´un bon plat de soupe fumant m´attend à mon arrivée au refuge de Conangles.